Un road-trip de science-fiction agréable mais manquant de profondeur. Fréquence Oregon traite néanmoins la question des robots humanoïde sous un nouvel angle.

3,5/5

Résumé: La Terre, dans quelques années… À l’abri d’un monde en proie au chaos, dans un luxueux complexe pour familles fortunées, Alta Luna s’ennuie entre une mère dépressive et un père débordé. Heureusement, il y a les amis : Jonas, un peintre bâti comme un gladiateur, et Gaspard, qui dispute d’interminables parties d’échecs avec le robot Seven. Un jour, un couple de jeunes déserteurs échouent sur les côtes de ce paradis, ils sont aussitôt emprisonnés. Alta Luna, Jonas et Gaspard décident d’organiser leur évasion,avant de s’envoler à bord d’un petit avion avec leurs protégés et Seven. Leur destination ? L’Oregon. Un mystérieux « capitaine Green » est, paraît-il, en train d’y bâtir un monde nouveau…

Alta Luna et ses amis, Jonas et Gaspard vivent dans un complexe pour familles fortunées, dans un monde post-apocalyptique où le reste du monde semble ravagé par la maladie et la misère.

Dans ce décor de science-fiction, les robots partagent la vie des humains, Seven en est un, et partage régulièrement des parties d’échec avec Gaspard.

Suite à un acte injuste effectué par les dirigeants du complexe à l’encontre de deux inconnus, nos protagonistes décident d’organiser leur évasion et de fuir avec eux pour une destination particulière, l’Oregon, espérant y trouver le Capitaine Green qui émet régulièrement un message radio, promettant un avenir meilleur.

Tout au long de leur périple, l’équipe va faire de nombreuses rencontres, parfois agréables mais aussi très dangereuses. Dès le début de l’histoire, il m’a manqué un peu de détails, de structure pour bien m’imprégner de l’histoire. J’ai trouvé que le monde dont il est question dans ce roman méritait plus d’attention, car finalement, le lecteur ne sait pas grand chose de cet univers post-apocalyptique. Cela rend la narration un peu particulière, comme si elle manquait de netteté et que ce qui était raconté était un lointain souvenir.
Il m’a fallu un petit moment avant de me sentir immergée dans ma lecture, ce qui l’a rendu moins fluide.

Néanmoins à partir de la moitié du roman environ, l’action est plus présente et parvient à masquer ce point négatif et la lecture ne devient que plus prenante.

L’histoire manque un peu d’originalité, mais si vous aimez les histoires post-apocalyptiques et les road trips, elle reste intéressante.
Il y a selon moi un vrai message sur les robots dans ce livre. Ici on nous montre une autre utilisation des robots, bien qu’on ne puisse pas réellement parler d’utilisation dans cette histoire puisqu’ils sont tout à fait indépendants et ne sont absolument pas esclaves de l’homme. Ils sont des êtres à part entière et sont une aide, mais c’est tout, et c’est une représentation du robot qui n’est pas si commune.

Il s’agit d’une lecture qui a été agréable même si je lui reproche un manque de profondeur. Elle fait néanmoins passer un beau message écologique permettant d’imaginer un bel avenir à nos personnages.