J’avais hâte de découvrir ce roman car son sujet m’intéressait beaucoup.

3/5

Résumé:
Un mystérieux virus semble développer prodigieusement l’intelligence des animaux. À travers le monde, l’épizootie se propage rapidement dans les villes, les élevages, les forêts, affolant les biologistes, les amis des animaux… et les compagnies agroalimentaires. Et si le rapport de force entre les animaux et les hommes s’inversait ? Et si les bêtes décidaient de lutter pour sauver leur peau et leur liberté ?
Un roman de science-fiction audacieux et poétique, terrible et drôle, signé Jean-Baptiste de Panafieu.

L’éveil racote l’histoire de Laura, qui est biologiste et travail en laboratoire, à la recherche d’un traitement contre l’Alzheimer. Elle teste les “virus” qu’elle met au point sur des souris, dans l’espoir de constater un développement de l’intelligence sur celle-ci avant de pouvoir, un jour, l’utiliser sur les humains. D’essais en essais, Laura n’obtient pas de résultat concluants, jusqu’au jour ou l’un de ses sujets parvient à s’enfuir, le virus ayant fonctionné. Dehors, la souris ne tarde pas à se faire attaquer pas divers prédateurs, transmettant ainsi le virus. C’est ainsi que celui-ci se propage d’animaux en animaux, cette épidémie porte alors le nom de “L’éveil” et se propage à une vitesse inimaginable.

Les animaux sont alors dotés d’une conscience et d’une intelligence plus développées.

Beaucoup de questions sont posées dans ce roman, en effet suite à l’éveil, tout change. Certains animaux de compagnie ne souhaite plus vivre chez leurs maîtres, d’autres veulent communiquer avec. L’éveil marque le changement vers une nouvelle vie pour les animaux, mais aussi un véritable bouleversement dans la vie des humains.

En effet l’éveil ne plaît pas à tout le monde et de nombreuses questions se posent car il ne sera pas sans conséquences. 

Dans ce roman nous suivons la propagation de l’épidémie sous différents points de vue. Celui des humains, mais aussi celui des animaux.

Parmi eux, les proches de Laura, son frère Gabriel et deux de ses amis Clément et Alya sans oublier leurs animaux, Chou-K le chat, Cabosse la chienne et Montaigne le perroquet et tous les 3 ont décidé de manifester leur éveil à leurs maître et cherchent alors ensemble un moyen de communiquer.

Tous les 7, ils vont tenter de comprendre l’éveil, de suivre son évolution et de l’améliorer afin de permette aux animaux du monde entier de s’éveiller et pour certains, se rendre compte de leurs conditions et de les pousser à changer les choses.

Cependant, l’éveil présente également des inconvénients. Certains maîtres refusent de garder un chien éveillé, les animaux occupent maintenant une vraie place dans la société et certains refusent de les considérer comme leurs égaux, ou encore, et surtout, les événements ne conviennent absolument pas aux éleveurs. Qui pourrait manger un animal éveillé, qui a tout à fait conscience de ce qu’il est et a une intelligence semblable à l’homme? L’éveil se révèle alors être une immense catastrophe et certaines décisions seront prisent, aussi cruelles qu’immorales.

Cet aspect, de “consommation des animaux” est quelque chose que j’ai adoré dans ce roman, grâce à l’éveil, l’homme se rend compte qu’il est horrible de se nourrir d’un être vivant, maintenant intelligent. Cela montre que l’homme ne considère pas l’animal comme un être à part entière.

Ces mêmes firmes exigent alors un “contre-virus” que seule Laura est capable de mettre au point, seulement est-il plus juste de stopper l’éveil, ou de laisser les animaux du monde entier s’éveiller?

L’éveil présente alors un intérêt économique et scientifique et nous fait ouvrir les yeux sur la condition des animaux dans le monde, ce qu’ils subissent, ce que les hommes leur infligent alors que ce ne serait pas le cas si nous avions le moyen de prouver que les animaux possèdent une véritable conscience.

De plus, si l’éveil divise les humains, il divise aussi les animaux, qui n’ont pas tous les mêmes idées et les mêmes intentions.

Le sujet de ce roman est absolument fascinant, je l’ai trouvé original, et c’est pour cette raison que ce roman me faisait vraiment envie.

Néanmoins, je n’ai malheureusement pas apprécié le rythme de l’histoire que j’ai trouvé extrêmement lent. Si l’histoire me passionnait, le récit me paraissait traînant et je me suis souvent ennuyée pendant ma lecture, principalement dû au manque d’action dans une grande partie du roman.

Si j’ai eu beaucoup de mal avec le rythme et peut être le style de ce roman, j’ai adoré l’histoire, qui soulève de nombreux problèmes de la société et  pose des questions éthiques très importantes, qui nous poussent à la réflexion et même parfois à la prise de conscience.