J’ai eu la chance de gagner les 3 nouvelles et romans de Olivier Saraja lors d’un concours qu’il a lui même organisé, j’ai donc commencé par lire sa nouvelle « Spores » que j’ai beaucoup aimé!

4/5

Résumé: La civilisation s’est effondrée. Pieter et sa fille Enora tentent de survivre dans un monde envahi par une espèce de mousse très invasive, dont les spores représentent un danger mortel. L’irruption d’une femme dans leur vie bouleversera leur quotidien. Vers quel avenir les entraînera-t-elle?
Entre drame humain et fable écologiste, Spores! amène le lecteur dans un monde silencieux et oppressant, sis aux limites de la folie humaine. Pour public averti.

Dès les premières pages nous faisons la connaissance de Pieter et sa fille Enora, survivants dans un monde envahit par des mousses libérant des spores mortelles si elles sont respirées.
Pendant 37 pages, nous allons suivre cet homme dans sa survie et ses découvertes.

J’ai beaucoup aimé le décor très bien planté dès le début du récit, j’ai d’ailleurs un peu retrouvé l’ambiance de « Autre monde » de Maxime Chattam, la nature reprenant ces droits en envahissant la civilisation humaine, détruisant tout sur son passage et laissant peu de place à l’Homme, qui se retrouve menacé et doit lutter à chaque instant pour survivre.
Ici, Pieter s’est habitué à cet environnement hostile est s’adapte comme il peut, il se contente de garder sa fille en vie et d’adopter un semblant de vie normale malgré les milles précautions qu’il doit prendre au quotidien.

Alors qu’il est dehors avec sa fille et chasse les petits mammifères qui veulent bien pointer leur nez, quelque chose surgit de la forêt, et s’apprête à changer la vie de Pieter. En effet, après avoir cru être attaqué par un animal, il se retrouve nez à nez avec un être humain, un autre survivant, alors que cela fait plusieurs années qu’il n’en a pas vu.

A partir de ce moment, le récit accélère, on lit cette très courte nouvelle à une vitesse incroyable, happé par les événements, qui conduiront à un retournement de situation assez conséquent.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette nouvelle, en plus du décor mis en place, c’est la crédibilité de la catastrophe qui décime la population humaine et animale, je ne vous dévoile pas d’où elle est issue mais j’ai été agréablement surprise par la brillante idée qu’a eu Olivier Saraja.

Cette première nouvelle est donc une belle réussite, j’aurai aimé qu’elle soit plus longue tant j’ai aimé l’histoire et le contexte, 37 pages, c’est définitivement trop court, cela donne une impression de récit très rapide, mais il faut voir le bon côté des choses, on peut se permettre de prendre le temps de savourer chaque page. C’est donc une histoire très bien travaillée et agréable à lire, elle mérite d’être lu, je vous la conseille fortement!